19.01.2007
Si on m'avait dit
si on m'avait dit
la couleur des pas qui marque là
quand s'installe enfin la nuit
loin, comme on peut avoir froid
et ne plus avoir envie
si on m'avait dit
le silence du coeur, si plein de bruits
quand il est presque endormi
et comme on peut être ailleurs
mais tout en vivant ici
que reste-t-il maintenant ?
je m'imagine dans le vent
tu sais, ma vie aurait dû se lire autrement
que reste-t-il à présent
de cette fille, de cet amant ?
tu sais, ma vie aurait dû s'écrire autrement
si on m'avait dit
l'infinité des heures qui resurgit
quand tombe au dehors la pluie
comme le temps alors effleure
et comme la peau s'ennuie
si on m'avait dit
la douceur des bras qui manquera
comme on meurt de n'plus toucher
et ce vide contre soi:
n'être qu'un oiseau blessé
que reste-t-il maintenant ?
je m'imagine dans le vent
tu sais, ma vie aurait dû se lire autrement
que reste-t-il simplement
de mon navire sur l'océan ?
tu sais, ma vie s'traîne à l'envers depuis longtemps...
17:27 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Le vent tourne, toujours, viendra alors le moment, l'endroit de l'envers, et le vent deviendra caresse.
Ecrit par : pyrome | 21.01.2007
un beau texte ..merci
Ecrit par : bernard | 02.02.2007
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