27.08.2006
Un amour qui s'en va
ça pleure comme une fleur que la rosée touche du doigt
ça saigne comme une plaie qui ne se referme pas
ça use à coup d'épée, torrents de pleurs qu'on retient pas
ça vole comme une feuille que le vent prend dans ses bras
ça prive comme une chaîne d'être libre et d'être soi
c'est vivre comme un animal qu'un jour on abandonnera
un amour qui s'en va
ça meurt comme les heures dont personne ne fait cas
ça hurle en silence des mots muets qui donnent froid
ça fait des trous dans le coeur que par décence on montre pas
ça laisse un goût amer que le temps ne gomme pas
ça blesse dans la chair comme un automne qu'on n'attend pas
ça ne cesse d'être là comme un fantôme de l'au-delà
un amour qui s'en va
c'est "nous" qui s'écrit au passé
c'est un bout de toi et moi
c'est une page tournée
c'est toi, c'est toi...
19:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.07.2006
C'est une histoire
c'est une histoire dans ma mémoire
qui passe son chemin,
un grain de sable qui se déplace
et qui ne change rien
comme un entracte sans importance
presqu'entre paranthèses,
sans même un semblant d'éloquence
comme je me mens bien...
c'est pas vrai, tu me manques
en Espagne sur le Mont Perdu,
je te cherche partout où je vais,
je me promène le blues en pardessus
je m'entête dans cette manche
et même si je la sais perdue...
que voulez-vous qu'elle m'inspire ?
je vois tout ça de loin,
cette vie ne touche plus mes rives
et comme ça c'est très bien
un horizon qui se dessine
à mille lieues de moi,
conjugaison qui se décline
et qui me laisse de bois...
non, tout est faux, je divague
dans la salle des Pas Perdus,
je t'emmène partout où je vais,
je t'enlève et à ton insu
le soleil est sur notre vague
et même si j'émerge déçue
14:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.06.2006
Quelqu'un...
je voulais te dire les hivers
quand la neige endort doucement nos traces de pas
efface nos histoires et les bruits que l'on sème
je voulais te parler des secondes
quand le temps n'en finit pas de ne pas passer
accroché à des horloges aux aiguilles cassées
si tu avais eu 40 ans...
je voulais juste que tu saches
les silences que tu réveilles quelquefois
quand le vent vient jouer sur nos rêves d'autrefois
si tu avais eu 20 ans
pourquoi t'es pas venu ?
on t'a tant attendu...
c'est peut-être un trop long voyage
entre la terre et les étoiles ?
sans toi, on continue à marcher dans la rue,
on retrouve au fond de la tête
une présence que l'on regrette
je t'aime...
je voulais te décrire les Hommes
ceux qui donnent tout et puis ceux qui donnent rien
ces coeurs qui oscillent entre le mal et le bien
je voulais te montrer les autres
surtout t'apprendre à rire et avoir le pied marin
pour naviguer sans toucher la peine de tes mains
si tu avais eu 10 ans...
je t'aurais appris à rester le même
être toi et ne jamais vivre avec une chaîne
rester droit et avancer sans cesse vers tes rêves
si tu avais eu un an...
j'aurais tout fait pour qu'un beau jour
tu désires avec elle mettre au monde un enfant
nous offrir le bonheur d'être des grands-parents
si tu avais eu un jour...
pourquoi t'es pas venu ?
on t'a tant attendu...
c'est peut-être un trop long voyage
entre la terre et les étoiles ?
sans toi, on continue à marcher dans la rue,
on retrouve au fond de la tête
une présence que l'on regrette
je t'aime...
22:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note